Maison du Champ de Mars, jeudi 4 décembre, 18h, 5€
Le temps d’une échappée mélancolique
et en solitaire, Guillaume Cantillon, leader du groupe Kaolin, se met à poil et fait se promener son songwriting sur les traces d’Erik Arnaud et de Florent
Marchet.
A quel instant avez-vous décidé de vous lancer en solo ?
Il n’y a pas de
moment. J’avais des chansons qui n’utilisaient pas la même dynamique que celle de Kaolin. Si je les avais proposés au groupe, j’aurais connu un refus. Je le comprends, car ce sont des chansons
très personnelles. Je me suis demandé comment j’allais faire pour qu’elles existent. Mais la démarche n’a pas été si naturelle. Des proches m’ont mis sur les rails et m’ont inciter à les
sortir.
Comme Florent Marchet, vous développer une écriture s’éloignant de la ville pour revenir aux racines.
je le revendique à 200%. Des ballons rouges part de ce paradoxe. Je suis né dans le béton, j’ai vécu dans les cités et aujourd’hui je vis à la
cambrousse, au pied des volcans. Et j’apprécie encore plus d’avoir grandi à la ville. Mais il est évident que cela influence mon écriture.
Malgré le caractère très personnel de votre disque, vous parvenez à proposer des chansons que chacun peut interpréter de la manière qu’il
souhaite.
Je n’aime pas l’impudeur chez les gens. Qu’ils soient artistes ou non. Je ne voulais pas composer un album
transparent. J’avais besoin de créer un imaginaire. Et de me demander par quel prisme j’allais arriver à dire des choses vécues mais qui en fait sont
fantasmées.
La mélancolie et la nostalgie rythment votre album. En avez-vous conscience ?
Plus ou moins. Mais, la nostalgie et la mélancolie ne sont pas des gros mots. J’aime bien le côté : “voyons voir ce qui s’est passé pour mieux
avancer”.
Eprouvez-vous plus de difficultés à écrire pour vous-même ?
Lorsque j’écris
pour les autres, je peux écrire des conneries qu’ils assumeront. Ou pas. Là, je n’étais pas dans la recherche du mot absolu, de la phrase ultime.
Des ballons rouges (Cinq 7)
Source: Wik