“Il fallait que je prenne confiance en moi”
Avec son dernier album, A l’aveuglette, porté par le morceau de cette fin d’année, Les jeunes pousses, Françoiz Breut s’inscrit définitivement comme la girl next door ultime. Rencontre avec une jeune femme qui aujourd’hui écrit ses textes et se produit ce vendredi soir à La maison du champ de Mars.
Le titre de votre album, A l’aveuglette, exprime-t-il la manière dont il est né ?
Ce disque a été fait complétement sans carte, sans idées prééatblies. C’était trés excitant et déroutant à la
fois de partir sans savoir ou nous allions mettre les pieds.
C’est la première fois que vous proposer au public à entendre vos propres textes. Quel a été le déclic ?
J’en ai eu un peu marre de partir à la recherche de chansons. Bien que toutes ces rencontres faites dans le passé aient été très enrichissantes. Avec
Katerine, Philippe Poirier, Dominique A, Jérome Minière… J’avais surtout envie de savoir comment on pouvait mettre en boite un petit texte, une idée dans un si petit
espace.
Aviez-vous peur de livrer vos chansons au public ?
Au début, j’avais pris l’habitude d’interpréter des textes que j’étais fière de porter. Je ne sentais
pas du tout ce jugement puisque j’assumais la qualité de ces textes et l’originalité de leur auteur. Par rapport à mes textes, je n’étais absolument pas sûre de moi. Il fallait que je prenne
confiance en moi.
Quelle place occupe la musique par rapport à l’illustration dans votre vie ?
La musique me prend autant de temps que l’illustration. Je trouve parfois cet équilibre pour faire les deux en même temps. Lorsque j’ai réalisé deux livres disques avec Da
Silva, j’ai pu lier la musique et l’illustration. Mais c’est vrai que parfois je ne peux pas tout faire à la fois. Je voudrais plus souvent pouvoir
les relier mais ce n’est pas toujours nécessaire.
Ne regrettez-vous pas de ne pas rencontrer davantage de succès ? Car vous proposerz une chanson populaire, dans le bon sens du
terme, qui mérite de sortir d’un cercle d’initiés.
Merci pour le compliment. Parfois oui, parfois non. Je ne sais pas si je supporterai d’être trop en avant, et si j’assumerai cette
position.
A l’aveuglette (T-Rec/Pias)
Source: Wik